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Publié par Éléonore Louvieux

         4e

 

           Les élèves sont plongés dans une séance d’écriture, le plus difficile et le plus ingrat à leurs yeux. Il est toujours difficile de les faire écrire ne serait-ce qu’une dizaine de lignes, plus difficile encore de les amener à se relire et enfin, presque impossible de les amener à se relire en ayant l’œil critique.

          En classe, alors que je suis présente pour les idées, il est possible de les amener à le faire même lorsqu’ils n’aiment pas vraiment cet exercice. Cela ne veut pas dire pour autant que tout se passe dans la plus grande aisance.

          Alors que je circule et que j’aide ici et là à formuler une phrase ou à en finir une, je m’arrête devant la feuille de S***. Je lis le début de son texte. Il est truffé de fautes et de maladresses. C’est fréquent ; je m’« accroche » donc pour essayer de comprendre ce qu’elle a voulu dire et pour l’aider à le formuler un peu mieux.

          L’histoire racontée est celle d’un petit garçon qui a envie de se faire des amis. Il rentre chez lui et fait un vœu. Cette partie là de son texte est à peu près compréhensible. La suite l’est moins. Je bute sur le début du paragraphe suivant : « Le long deux mains » est-il écrit… J’hésite un peu et lui demande ce qu’elle a écrit ; elle me regarde étonnée. Je répète ma question. Encore plus étonnée, elle répond enfin :

 

« Ben … le lendemain quoi ! »

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